Francis Pellerin 1915-1998
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Rien ou presque ne disposait Francis Pellerin à la carrière qui fut la sienne : né en 1915 à Cancale, il naît d'une famille modeste. Sa formation d'ébéniste, acquise très jeune à l'Ecole des Beaux-Arts de Rennes, lui permet de fréquenter l'atelier de sculpture. Et c'est dès lors un parcours classique dans l'enseignement de l'art que va suivre le jeune homme. A Paris, il étudie la sculpture auprès de Jean Boucher à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, obtient prix et récompenses pour être enfin reçu Premier Grand Prix de Rome de sculpture en 1944.

Son séjour à la Villa Médicis, réouverte en 1946 où il séjourne jusqu'en 1948, est formateur. La sculpture de Francis Pellerin s'oriente vers une pratique intégrée au domaine architectural et à caractère monumental. De retour en France, l'atelier de sculpture des beaux-arts de Rennes l'accueille, cette fois en tant que professeur. Sa sculpture se détache peu à peu de la figuration par une stylisation.

La Reconstruction architecturale, dans l'immédiat après-guerre, lui offre d'intervenir dans de nombreuses commandes publiques, à Rennes en particulier. De nouveaux établissements scolaires, d'espaces voués au culte, de centres culturels sont créés, avant et après la mise en place du 1% de la construction. Francis Pellerin s'associe à ce mouvement, multiplie les échanges avec des architectes, s'entoure d'un réseau d'artisans fidèles, renouant avec la pure tradition de l'Atelier dans une réciprocité de talents qui lui était chère.

C'est dans ce cadre que se développe sa sculpture abstraite et géométrique. Après l'allègement des formes, visible dans les dernières sculptures romaines de 1948, c'est la reconstruction des formes qui mobilise l'attention de Pellerin. A partir de deux espaces plans qu'il croise, de nouvelles formes apparaissent, vers une sorte de vocabulaire sculptural que la polychromie renouvelle. Un ensemble de pièces à l'œuvre, qui fonctionnent de manière sérielle verra le jour tout au long de sa carrière, dans laquelle alterne le retour à la peinture, géométrique elle aussi.

Pellerin reste éloigné du milieu des galeries d'art parisiennes et poursuit son œuvre singulièrement. La commande au Musée des Beaux-Arts de Rennes du Mobile réalisé en 1957, une structure pivotante en laiton aujourd'hui restaurée, reste un tremplin pour la reconnaissance de son œuvre abstraite.