Degenhart et Schmitt
reconsidèrent le problème avec soin (1968) et pour eux
le dessin est nettement proche de Lippi mais les figures sont à
rapprocher d'oeuvres exécutées indubitablement par Pesellino,
notamment la prédelle de la pala de Santa Croce (aujourd'hui
aux Offices, vers 1445) où apparaissent des têtes identiques
à la petite tête de femme de profil, de notre dessin.
La figure du moine qui retient un pan de son vêtement est typique
de Pesellino et se retrouve dans la prédelle de l'Accademia
Carrara à Bergame. Selon ces mêmes auteurs, l'étude
de femme se retrouve dans le Miracle d'Antonio des Offices.
En fonction de ces rapprochements
avec des oeuvres peintes, on peut avancer une datation vers 1445.
P.R.