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Franciscus GYSBRECHTS
( ?, vers 1650 - ? , après 1680)
Vanité
Huile sur toile
117 x 96 cm
Acquis entre 1863 et 1871
Malgré un profond engouement pour la nature morte au XVIIe siècle,
la peinture des Vanités a pu échapper à
la banalité des productions en série. On ignore presque
tout de Fanciscus Gysbrechts, qui fut maître à la Guilde
des peintres de Leyde vers 1676/77, et la partition entre son oeuvre
et celle de Cornélius Norbertus Gysbrechts reste affaire de spécialistes.
L'artiste ne nous entraîne pas ici dans une désespérante
méditation sur la mort. Si le caractère éphémère
de l'existence est bien le sujet du tableau centré sur le crâne,
si la vanité du savoir, des plaisirs et des pouvoirs en sont
bien le corollaire, les épis de blés sont là pour
rappeler l'espoir de résurrection.
La composition de l'oeuvre est en accord avec cette leçon de
morale mystique : sous le désordre apparent des objets, une solide
construction pyramidale animée par une lumière en spirale
vient suggérer une méditation plus profonde, sans fin.
D'un style chatoyant et velouté, l'art de Franciscus tente d'exprimer
plastiquement une vérité spirituelle par la beauté
passagère de vains objets rassemblés hors du temps.
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