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Matthias STOMER
(Amersfoort, 1600 - Sicile, après 1650)
Saint Ambroise
Vers 1633-1639
Huile sur toile
110 x 130 cm
Saisie révolutionnaire ; Envoi de l'Etat, 1801
Bien souvent, du XVIIe au XXe siècle, le type du grand écrivain
qui pose est représenté accoudé à sa table,
un lourd manteau ou une écharpe jetée sur les épaules.
Saint Ambroise de Milan (340-397), l'un des quatre pères de l'Eglise
latine n'a évidemment pas posé pour Matthias Stomer, mais
l'artiste fait comme si : il nous introduit brutalement dans l'activité
fondamentale de l'infatigable religieux.
Le décor simple, le visage de l'homme buriné mais baigné
de lumière, empreint d'une grande concentration, les mains rudes
et noueuses, tout révèle une modestie rare et une grande
âpreté au labeur. Par contraste, le manteau de soie qui
couvre les épaules de l'homme rappelle l'importance de sa charge
épiscopale et les mérites de sa mission.
Saint Ambroise est le seul témoin du groupe des quatre
Pères, jadis placé dans l'église des Pères
de la Doctrine chrétienne à Paris. Il manifeste, avec
les deux autres toiles de Stomer conservées au musée (Saint
Jean et Saint Marc), l'insolite synthèse des influences
du Caravage et de Gerrit Honthorst, lors du séjour de l'artiste
à Naples.
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