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Robert
JACOBSEN (Copenhague, 1912 - Egtved, 1993)
Hommage à Léon Degand
1958
Fer
69 x 55 x 32 cm
Acquis en 1983
Sculpteur autodidacte, le Danois Robert Jacobsen adhère au mouvement
de l'abstraction d'après-guerre. En 1947, il s'installe à
Paris et s'introduit dans un des groupes abstraits les plus actifs, gravitant
autour de la galerie Denise-René. Il abandonne le bois puis la
pierre pour le métal soudé et forgé, plus apte à
se prêter aux rythmes qui s'entrecroisent, se courbent ou se redressent
dans ses sculptures. A la différence de Pablo Gargallo et de Julio
Gonzalez ou David Smith, autres artistes utilisant le fer en sculpture,
Jacobsen travaille ce matériau selon une technique très
personnelle et difficile, lui permettant de préserver l'aspect
brut du fer. Martelant et forgeant le métal à froid, il
révèle la multiplicité des rapports avec le vide
qui animent ses formes. Jouant très peu de la profondeur, Jacobsen
installe, quasiment dans le plan, un jeu sévère de barres
et de plaques. Sa fantaisie s'allie à une méditation des
équilibres et des ruptures. Son Hommage à Léon
Degand a valeur de manifeste. Jacobsen dédie cette oeuvre au
critique belge qui défend résolument l'art abstrait de tendance
géométrique.
Cette sculpture associe des lames de fer incurvées ou planes, qui
découpent l'espace et le pénètrent de toutes parts.
Formes droites et courbes créent une sensation de mouvement, suscitant
un jeu subtil de rythmes. Une grande vigueur expressive se dégage
de ses sculptures abstraites, laissant découvrir un dynamisme linéaire
étonnamment concis et percutant.
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