Art numérique: fait-il partie des beaux-arts?

Beaux-Arts

Avec la généralisation du digital dans presque tous les domaines, celui de l’art n’y échappe pas. Ces dernières années, nous avons donc assisté à la naissance et l’émergence de l’art numérique qui est toujours porté par les nouvelles technologies. On pourrait définir cette forme d’art comme étant celle qui combine tous les groupes de création en se servant des particularités du langage et les outils numériques que sont les ordinateurs, les interfaces, le réseau, etc. Il regroupe donc beaucoup de choses comme les jeux vidéo, qui sont désormais considéré comme une forme d’art à part entière.

Art numérique et beaux-arts

Il existe un peu partout dans le monde, une multitude de festivals qui présente les arts numériques. C’est notamment le cas Du festival Ars Electronica à Linz,  Deaf à Rotterdam,  ISEA, du festival EXIT à la Maison des Arts de Créteil

La particularité de l’art numérique réside dans le fait qu’il crée l’interaction avec le spectateur, depuis le processus de création. Les environnements sont donc interactifs et remplis de capteurs invisibles qui sont chargés de reproduire les mouvements et la corpulence du spectateur. Tous les sens humains se retrouvent donc immergés dans un environnement où ils sont sollicités, ce qui crée une sensation unique. Avant la démocratisation des techniques numériques comme nous les connaissons aujourd’hui, la création d’environnement interactif se faisait grâce à des moyens analogiques.

Une tendance qui a le vent en poupe

De nos jours, les groupes les plus importants de l’art numérique sont composés de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée. De nombreux artistes s’illustrent dans ces genres, et voici quelques-uns des noms les plus célèbres : Jeffrey Shaw,   Christa Sommerer,  Laurent Mignonneau,     Maurice Benayoun,ect.

Tous ces artistes montrent chacun avec sa technique et son style, qu’il est possible de générer des situations conceptuelles qui impliquent les sens ou l’engagement avec l’art numérique.

Question d’appartenance

Face aux réalités technologiques d’aujourd’hui, il est tout à fait possible de dire que les arts numériques font désormais partie intégrante des beaux-arts. De nombreuses preuves l’attestent d’ailleurs à travers l’histoire. Catherine Ikam a procédé en 1980 à la création d’un circuit sur la thématique de l’identité, au sein du Musée National d’Art Moderne du Centre Georges-Pompidou. En 1986, ce sont les artistes Jean-Robert Sedano et Solveig de Ory qui concrétisent le « Pavillon Chromatique » ou damier musical d’actions réciproques destinés aux kiosques musicaux de Paris. Par un ingénieux système dissimulé, les actions et  positions du public généraient la musique en temps réel.

Stéphan Barron et son voyage artistique

En 1987, c’est l’artiste Stéphan Barron qui matérialise Orient Express. A l’intérieur de l’Orient Express depuis Paris jusqu’à Budapest, il prend à des heures précises des photos avec un polaroid. Une fois à Budapest, les 25 polaroids qui constituent l’aller sont numérisés au moyen d’un ordinateur avant d’être expédiés via modem à Paris. La même procédure est refaite de Budapest à Paris, et les 25 polaroids ainsi numérisés sur le chemin du retour sont expédiés depuis Paris à Budapest.

La place des jeux vidéo

Les jeux vidéo font partie intégrante de l’art numérique et tous les deux sont compris dans les beaux-arts. La relation qui existe entre ces trois notions est donc forte et s’intensifie avec le temps et l’évolution technologique. De nombreux titres de jeux vidéo sont littéralement considérés comme des œuvres d’art en se basant sur divers critères. Par ailleurs, il faut se rendre compte qu’avec la quasi présence du numérique dans tous les domaines, les beaux-arts pourront encore plus se diversifier dans les prochaines années.

De nouvelles formes feront donc leur apparition et des changements seront même enregistrés. Les beaux-arts ont donc de beaux jours devant eux.